{"success":true,"data":"## 3. L'enjeu actuel : les grands états du texte\n\nLa critique textuelle du Nouveau Testament se trouve confrontée, pour plusieurs raisons, à une situation tout à fait particulière.\n\n### 3.1. L'ancienneté des témoins manuscrits\n\nLe texte du Nouveau Testament présente une situation étonnamment favorable en ce qui concerne l'ancienneté des témoins. En effet, pour les grands textes de l'Antiquité gréco-romaine, les témoins sociaux sont distants d'au moins une dizaine de siècles du moment de leur mise par écrit. De plus, les fragments de papyrus découverts au XXe siècle ne s'en rapprochent que de cinq ou six siècles. \n\nOr, le Nouveau Testament est attesté moins d'un siècle après ce que l'on suppose être la mise par écrit de ses premiers textes : le plus ancien fragment de l'Évangile de Jean connu à ce jour, le p52, date des années 130 !\n\n### 3.2. Le nombre de témoins connus\n\nEn ce qui concerne le nombre de témoins, le Nouveau Testament bat tous les records : le texte a été recopié et traduit dans toute la chrétienté pendant treize siècles ! \n\nEn 2000, J.K. Elliott dénombrait :  \n- 115 fragments de papyrus  \n- 309 manuscrits onciaux  \n- 2862 minuscules  \n- 2412 lectionnaires  \n\nSans compter les versions et les citations des Pères de l'Église.","original":"## 3. L'ENJEU ACTUEL : LES GRANDS &Eacute;TATS DU TEXTE\n\nLa critique textuelle du Nouveau Testament se trouve confront&eacute;e, pour plusieurs raisons, &agrave; une situation tout &agrave; fait particuli&egrave;re.\n\n3.1. Pour ce qui est de l'anciennet&eacute; des t&eacute;moins manuscrits, le texte du Nouveau Testament pr&eacute;sente une situation &eacute;tonnamment favorable. En effet, pour les grands textes de l'Antiquit&eacute; gr&eacute;co-romaine, les t&eacute;moins sociaux sont distants d'une dizaine de si&egrave;cles au moins du moment de la mise par &eacute;crit, et les fragments de papyrus d&eacute;couverts au XXe si&egrave;cle ne s'en rapprochent que de cinq ou six si&egrave;cles. Or le Nouveau Testament est attest&eacute; moins d'un si&egrave;cle apr&egrave;s ce que l'on suppose &ecirc;tre la mise par &eacute;crit de ses premiers textes : le plus ancien fragment de l'&eacute;vangile de Jean connu &agrave; ce jour, le p⁵&sup2;, date des ann&eacute;es 130 !\n\n3.2. Quant au nombre des t&eacute;moins connus, le Nouveau Testament bat tous les records : le texte a &eacute;t&eacute; recopi&eacute; et traduit dans toute la chr&eacute;tient&eacute; pendant treize si&egrave;cles ! En 2000, J.K. Elliott d&eacute;nombrait 115 fragments de papyrus, 309 onciaux, 2862 minuscules, 2412 lectionnaires, pour ne rien dire des versions ni des citations des P&egrave;res.","raw":"## 3. L'enjeu actuel : les grands états du texte\n\nLa critique textuelle du Nouveau Testament se trouve confrontée, pour plusieurs raisons, à une situation tout à fait particulière.\n\n### 3.1. L'ancienneté des témoins manuscrits\n\nLe texte du Nouveau Testament présente une situation étonnamment favorable en ce qui concerne l'ancienneté des témoins. En effet, pour les grands textes de l'Antiquité gréco-romaine, les témoins sociaux sont distants d'au moins une dizaine de siècles du moment de leur mise par écrit. De plus, les fragments de papyrus découverts au XXe siècle ne s'en rapprochent que de cinq ou six siècles. \n\nOr, le Nouveau Testament est attesté moins d'un siècle après ce que l'on suppose être la mise par écrit de ses premiers textes : le plus ancien fragment de l'Évangile de Jean connu à ce jour, le p52, date des années 130 !\n\n### 3.2. Le nombre de témoins connus\n\nEn ce qui concerne le nombre de témoins, le Nouveau Testament bat tous les records : le texte a été recopié et traduit dans toute la chrétienté pendant treize siècles ! \n\nEn 2000, J.K. Elliott dénombrait :  \n- 115 fragments de papyrus  \n- 309 manuscrits onciaux  \n- 2862 minuscules  \n- 2412 lectionnaires  \n\nSans compter les versions et les citations des Pères de l'Église.","cleaned":true,"job_id":"vps_1772442054_89c49288","section_id":28}