{"success":true,"data":"Voici le contenu réécrit en Markdown, avec une meilleure structure, correction des fautes et amélioration de la lisibilité :\n\n---\n\n# Analyse des témoins textuels\n\nElle doit d'abord être développée pour elle-même. Il s'agit de comparer, pour des leçons variantes, le nombre de témoins, leur ancienneté et leur qualité intrinsèque.\n\nCependant, ni le nombre ni l'ancienneté des témoins ne sont des critères décisifs. En effet, certains témoins très anciens, comme le papyrus P66, peuvent contenir des corrections de type doctrinal. De même, le texte de Marcion reflète parfois des tendances ultra-pauliniennes.\n\nPar exemple, dans le cas de Romains 5,1, le nombre et l'ancienneté des témoins auraient pu conduire à privilégier le subjonctif :  \n- Les manuscrits 801* et B03* (avant correction), A02, C04, D06, 33, deux manuscrits de la vieille Latin, la Vulgate, le syriaque palestinien et la Pechitta ont le subjonctif.  \n- En revanche, 801 et B03 après correction, ainsi que d'autres manuscrits plus récents, ont l'indicatif.\n\nC'est le contexte, didactique ou non, qui a guidé le choix de l'indicatif par les éditeurs du texte standard. Faut-il remettre en question cette décision ?\n\n---","original":"Elle doit &ecirc;tre d'abord d&eacute;velopp&eacute;e pour elle-m&ecirc;me. Elle consiste &agrave; comparer pour des le&ccedil;ons variantes le nombre des t&eacute;moins, leur anciennet&eacute; et leur qualit&eacute; intrins&egrave;que. Cependant ni le nombre, ni l'anciennet&eacute; des t&eacute;moins ne sont des crit&egrave;res d&eacute;cisifs : en effet, des t&eacute;moins tr&egrave;s anciens comme le papyrus p⁶⁶ peuvent porter clairement des corrections de type doc&egrave;te. De m&ecirc;me le texte de Marcion refl&egrave;te parfois des tendances ultra-pauliniennes. Ainsi dans l'exemple cit&eacute; plus haut de Romains 5,1, le nombre et l'anciennet&eacute; des t&eacute;moins auraient pu faire pencher pour le subjonctif : les manuscrits 801* et B03* (avant correction) A02, C04, D06, 33, deux manuscrits de la vieille latine, la Vulgate, le syriaque palestinien et la pechitta ont le subjonctif ; au contraire 801 et B03 apr&egrave;s correction et d'autres plus tardifs ont l'indicatif : c'est le contexte didactique et non exhortatif qui a fait choisir l'indicatif aux &eacute;diteurs du texte standard. Faut-il le remettre en question ?","raw":"Voici le contenu réécrit en Markdown, avec une meilleure structure, correction des fautes et amélioration de la lisibilité :\n\n---\n\n# Analyse des témoins textuels\n\nElle doit d'abord être développée pour elle-même. Il s'agit de comparer, pour des leçons variantes, le nombre de témoins, leur ancienneté et leur qualité intrinsèque.\n\nCependant, ni le nombre ni l'ancienneté des témoins ne sont des critères décisifs. En effet, certains témoins très anciens, comme le papyrus P66, peuvent contenir des corrections de type doctrinal. De même, le texte de Marcion reflète parfois des tendances ultra-pauliniennes.\n\nPar exemple, dans le cas de Romains 5,1, le nombre et l'ancienneté des témoins auraient pu conduire à privilégier le subjonctif :  \n- Les manuscrits 801* et B03* (avant correction), A02, C04, D06, 33, deux manuscrits de la vieille Latin, la Vulgate, le syriaque palestinien et la Pechitta ont le subjonctif.  \n- En revanche, 801 et B03 après correction, ainsi que d'autres manuscrits plus récents, ont l'indicatif.\n\nC'est le contexte, didactique ou non, qui a guidé le choix de l'indicatif par les éditeurs du texte standard. Faut-il remettre en question cette décision ?\n\n---","cleaned":true,"job_id":"vps_1772442054_89c49288","section_id":46}