{"success":true,"data":"- **Lectio difficilior** : La leçon la plus difficile est généralement considérée comme la plus probable, pour les mêmes raisons. Lorsqu'on corrige un texte, l'objectif est de le rendre plus accessible, et non de le rendre obscur.\n\n- **Lectio difformis** : Dans les passages parallèles des Évangiles, une leçon différente peut être préférée, car elle a échappé à la tendance générale à l’uniformisation.\n\n- **Lectio quae alias explicat** : Il faut toujours privilégier la leçon qui explique les autres, que l’on peut désigner comme « variante-source ». Tischendorf considérait que c’était « la première de toutes les règles » ; elle englobe toutes les autres et doit être vue comme le critère essentiel pour l’établissement du texte. L. Vaganay l’appelait joliment le « fil d’Ariane » du textualiste.\n\nNous montrerons, à travers quelques exemples, que ces règles restent indicatives. En réalité, le textualiste doit dialoguer avec la critique littéraire, en tenant compte du contexte proche, du vocabulaire, du style propre à l’auteur, et parfois même du projet littéraire et théologique d’une œuvre.","original":"-lectio difficilior : la le&ccedil;on la plus difficile est plus probable pour les m&ecirc;mes raisons ; on corrige un texte pour le rendre plus accessible et non pour le rendre obscur !\n\n-lectio difformis : dans les passages parall&egrave;les des &eacute;vangiles, une le&ccedil;on diff&eacute;rente sera pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e, car elle a &eacute;chapp&eacute; &agrave; la tendance g&eacute;n&eacute;rale &agrave; l'uniformisation ;\n\n-lectio quae alias explicat : il faut enfin toujours pr&eacute;f&eacute;rer la le&ccedil;on qui explique les autres et que l'on peut donc d&eacute;signer comme &laquo; variante-source &raquo;. Tischendorf consid&eacute;rait que c'&eacute;tait &laquo; la premi&egrave;re de toutes les r&egrave;gles &raquo; ; elle englobe toutes les autres et doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme le crit&egrave;re essentiel pour l'&eacute;tablissement du texte. L. Vaganay l'appelait joliment le &laquo; fil d'Ariane &raquo; du textualiste.\n\nNous montrerons sur quelques exemples que ces r&egrave;gles restent toujours indicatives, et que le textualiste est amen&eacute; &agrave; dialoguer avec la critique litt&eacute;raire, en tenant compte du contexte proche, du vocabulaire et du style propres d'un auteur, et parfois m&ecirc;me du projet litt&eacute;raire et th&eacute;ologique d'une &oelig;uvre.","raw":"- **Lectio difficilior** : La leçon la plus difficile est généralement considérée comme la plus probable, pour les mêmes raisons. Lorsqu'on corrige un texte, l'objectif est de le rendre plus accessible, et non de le rendre obscur.\n\n- **Lectio difformis** : Dans les passages parallèles des Évangiles, une leçon différente peut être préférée, car elle a échappé à la tendance générale à l’uniformisation.\n\n- **Lectio quae alias explicat** : Il faut toujours privilégier la leçon qui explique les autres, que l’on peut désigner comme « variante-source ». Tischendorf considérait que c’était « la première de toutes les règles » ; elle englobe toutes les autres et doit être vue comme le critère essentiel pour l’établissement du texte. L. Vaganay l’appelait joliment le « fil d’Ariane » du textualiste.\n\nNous montrerons, à travers quelques exemples, que ces règles restent indicatives. En réalité, le textualiste doit dialoguer avec la critique littéraire, en tenant compte du contexte proche, du vocabulaire, du style propre à l’auteur, et parfois même du projet littéraire et théologique d’une œuvre.","cleaned":true,"job_id":"vps_1772442054_89c49288","section_id":48}